Troisième année

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PROGRAMME DE LA FORMATION

La troisième année de la formation de conteur comprend 30 journées réparties comme suit :

Intitulé du cours Formateurs Durée
CONTE ET ECRITURE SCENIQUE 2 Christine ANDRIEN 4 jours
CONTE ET LECTURE SYMBOLIQUE 3 Patrick FERY et Christine ANDRIEN 1 jour
CONTE ET VERSIONS Anna ANGELOPOULOS 1 jour
DIRE L’ECRIT Odile BURLEY 3 jours
MODULE TECHNIQUE Frédéric NICAISE 2 jours
MUSICALITE DE LA PAROLE Michel HINDENOCH 2 jours
PAROLES ET OBJET Stéphane GEORIS 2 jours
RECIT ET IMPROVISATION Jeanne FERRON 2 jours
REPERTOIRE 2 Marc AUBARET 2 jours
TRAINING CONTEUR/ACTEUR 3 Christine ANDRIEN et Magali MINEUR 5 jours
TRAVAIL DU PERSONNAGE 3 Aïni IFTEN 2 jours
VOIX 3 Anne ROMAIN 4 jours

Programme détaillé

  • CONTE ET ECRITURE SCENIQUE 2

    Lors du deuxième niveau, les participants, seront invités, sur base de deux ou trois contes de tradition orale, à suivre le même procédé que lors du premier atelier afin d’obtenir un raconté de 30’ minimum et de 40’ max.

  • CONTE ET LECTURE SYMBOLIQUE 3

    Cet atelier s’inscrit dans l’élaboration du projet artistique de fin de formation. Les participants y présentent leur récit cadre, son analyse symbolique et le (ou les) épisode(s) qu’ils envisagent de développer. Il leur est aussi demandé se synthétiser leur propos en une phrase. Un retour leur est donné sur la cohérence de leur analyse, sur la précision de leur propos et sur l’adéquation de leur projet en tant que projet artistique de fin de formation destiné à un public adulte.

  • CONTE ET VERSIONS

    A. Angelopoulos est anthropologue, rédactrice du Catalogue raisonné du conte grec, et traductrice des Contes judéo-espagnols des Balkans (éd. J.Corti).

    Elle abordera la thématique des contes à énigmes : personnages inaccessibles, travestissement, métamorphose, enjeu de vie ou de mort… des parcours semés d’énigmes à résoudre.Ouvert à tout conteur désireux de se confronter à la littérature orale.

  • DIRE L’ECRIT

    Pourquoi mettre à l’étude des caractéristiques de la littérature écrite, alors que nous prônons tout au long de nos formations de s’en détacher ? Cela peut paraître contradictoire à première vue mais à y regarder de plus près, cela peut servir à cerner mieux encore ce qu’est l’oralité. Il sera demandé aux participants d’amener des textes de tous genres littéraires : littérature romanesque, articles de journaux, faits divers, poésie, alexandrins, vers libres, art oratoire et discours politiques. Il s’agit ainsi de goûter à des formes structurées, certaines à l’extrême comme l’alexandrin, d’en ressentir la rigueur, la complexité voire la rigidité mais aussi la force, la musicalité et le rythme qui les constituent. Les qualités positives sont d’un apport précieux pour des conteurs ayant déjà acquis les bases de l’oralité. Ils pourront, dans un va et vient entre la littérature écrite et la littérature orale, apprécier davantage la liberté créative dont ils sont les maîtres d’œuvre. Mais, cette liberté ne peut être synonyme de banalité ; utiliser un langage quotidien ne veut pas dire se priver de mots choisis, d’expressions percutantes. Utiliser à bon escient les variations de rythme et de musicalité sont des atouts majeurs pour dynamiser une relation vivante avec l’auditoire et mener à bien la ligne directrice d’un récit. 

    Il vous est demandé de venir avec deux textes de votre choix,  de nature différente. 

  • MODULE TECHNIQUE

    Régie et technique

  • MUSICALITE DE LA PAROLE

    Un week end pour se donner quelques repères fondamentaux et ouvrir l’horizon des possibilités :

    1. une exploration dans le son de la parole vivante (exemples audio)
    2. les récits musicaux (exemple audio)
    3. les principaux paramètres musicaux = bruits, sons, intensité, hauteur, timbre, mélodie, harmonie, rythmes, figures, climats, énergie…
    4. la voix, l’appareil audi-vocal : rayonnement, territoire, timbre, souffle.
    5. De la parole au chant, mélodisation de la parole, le parlé-chanté, scansion, slam, rap, accompagnement instrumental.
  • PAROLES ET OBJET

    Conte de rue, intervention en extérieur.

    Si le conte a la réputation d'être un art bavard, nous travaillerons durant deux jours à l'encontre de cette habitude. Les objets sont sans doute plus bavards que nous, quand ils nous regardent avec leurs yeux de gant de toilette mouillé ou de banane strip-teaseuse.

    Ils sont capables de nous porter ailleurs, de supporter, avec une autre voix, un autre rythme, des histoires tout aussi fortes, drôles ou émouvantes, avec moins de mots. Mais donner la parole à son micro, c'est avant tout rester simple et universel.

  • RECIT ET IMPROVISATION
    à préciser
  • REPERTOIRE 2

    Cette deuxième formation sur la constitution du répertoire nous permettra d’élaborer une connaissance plus profonde sur certains genres. En particulier le conte merveilleux et le conte facétieux.

    Aux travers de certains récits spécifiques, nous repèrerons les forces symboliques qui peuvent faire résonner chez l’auditoire des mémoires collectives émotives. Nous explorerons aussi comment le conte merveilleux construit des logiques narratives pour nous amener dans des forêts obscures ou lumineuses. A partir de ces acquis, nous observerons comment les autres formes utilisent des chemins pour nous amener à explorer d’autres parties de ces mêmes forêts.

    Première journée

    1. L’intelligence spécifique du conte merveilleux.
    2. Le sensitif et le kinesthésique au service de la compréhension du conte.
    3. Les relations entre mythe et conte merveilleux.

    Deuxième journée

    1. Les contes facétieux
    2. Le récit de vie et la littérature orale
    3. Les structures et les dynamiques propres à chaque genre.
    4. Les adresses spécifiques au public en fonction des genres
    5. Stratégies pour la constitution d’un répertoire.
  • TRAINING CONTEUR/ACTEUR 3

    Studio de travail sur des créations personnelles des participants.

  • TRAVAIL DU PERSONNAGE 3

    Travail sur les personnages du conte proposé par le stagiaire

    Utilisation des techniques de l’acteur pour trouver ses personnages

    1. Techniques vocales et corporelles précédemment évoquées
    2. Passage du conteur-narrateur au conteur-personnage : travailler la rupture, le passage de l’un à l’autre. Le personnage nourrit le conteur, le conteur nourrit le personnage. Le but est d’emmener l’histoire ailleurs, la rendre universelle, en un mot, de passer de l’anecdote à l’expression artistique.

    Le travail se fera sur la sensation, le ressenti au moyen d’exercices concrets, de mises en situation, d’improvisations.  Chaque intervenant apportera son « matériel », conte ou récit de vie sur lequel, ensemble, nous travaillerons. 

  • VOIX 3

    Le travail vocal de 3ème année mettra le focus sur les travaux de fin d’étude. Nous verrons comment à travers la voix nous pouvons porter une  histoire, comment l’influx vocal peut aider à faire passer notre point de vue sur l’histoire, comment par le débit, le rythme nous pouvons moduler les importances relatives et enfin comment les personnages peuvent naître par l’intermédiaire de leur particularité vocale…  

    D’autre part, l’étudiant connaîtra ses faiblesses vocales ainsi que les moyens techniques qui lui permettront de continuer à progresser.

    Au stade de la 3ème année :

    • Les matériaux du langage : tessiture, volume, timbre, débit, rythme, silence, matière des mots
    • La voix des personnages
    • Décryptage de ses faiblesses vocales et moyens techniques pour y travailler